500 millions pour l’hôpital public en France. 3 milliards pour tuer en Ukraine.
Le gouvernement annonce une « aide exceptionnelle » de 500 millions d’euros.
Après près d’un mois sans ministre délégué à la Santé , le gouvernement, désormais au complet, avance sur ses arbitrages. Ce vendredi après-midi, dans un communiqué du ministère du Travail, de la Santé et des Solidarités, il a annoncé débloquer une « aide exceptionnelle » de 500 millions d’euros pour « soutenir » les établissements de santé en difficulté financière et « restituer » par ailleurs 470 millions de crédits inscrits au budget de la Sécurité sociale pour 2023 et « non consommés ». Une marque, selon ce communiqué, de la « priorité » donnée par Emmanuel Macron et son Premier ministre Gabriel Attal au système de santé.
https://x.com/dupontaignan/status/1758912370691264777?s=20
L’exécutif a donc décidé, d’une part, « d’octroyer aux établissements publics et privés une aide exceptionnelle de 500 millions d’euros au titre de l’année 2023 » et, d’autre part, de « restituer » aux établissements sous dotation (public et privé non lucratif) « 470 millions d’euros de crédits non consommés » prévus dans le budget de la Sécurité sociale voté pour 2023 .
Pas « une aide inflation »
Il ne s’agit pas d’« une aide inflation » mais bien d’« une aide pour soutenir les établissements dont l’activité a progressé en 2023 mais dont la situation financière se trouve fragilisée », a ensuite précisé à l’AFP le ministère délégué à la Santé. Cette aide exceptionnelle sera répartie par les agences régionales de santé (ARS), et ce, précise le communiqué, « selon des critères d’activité, afin de soutenir ceux dont la situation financière est dégradée. »
Ces soutiens, soulignent le ministère, « s’ajoutent aux 388 millions de crédits mis en réserve et versés aux hôpitaux à la fin de l’année 2023. »
Les établissements de santé publics comme privés n’ont cessé d’alerter ces derniers mois sur la dégradation de leurs comptes. Les hôpitaux tous secteurs confondus (public, privé, privé non lucratif, centres anti-cancer, hospitalisation à domicile) réclament 1,5 milliard d’euros au gouvernement pour compenser l’inflation de 2023.
Restitution « très partielle »
La fédération des hôpitaux privés affirmait fin janvier que « 40 % des établissements (étaient) en déficit » en 2023, contre 24 % en 2021. Les 32 centres hospitaliers universitaires (CHU, publics) ont alerté récemment sur leur déficit cumulé qui atteignait fin 2023 quelque 1,2 milliard d’euros, soit trois fois plus qu’en 2022.
La Fédération hospitalière de France (FHF) a, elle, immédiatement réagi dans un communiqué dénonçant une « politique de rustines en matière de santé ». Sur le déblocage de l’aide exceptionnelle pour les établissements publics et privés en difficulté, la FHF rappelle qu’elle demandait « plus d’1 milliard pour compenser les surcoûts de l’inflation pour le seul hôpital public en 2023 » et demande donc que la totalité de l’enveloppe exceptionnelle soit attribuée aux hôpitaux publics.
Elle exprime aussi plus que sa déception sur la restitution de la sous-exécution de la part de l’Ondam destinée à l’hôpital public. La FHF pointe en effet une « restitution très partielle », soulignant que les établissements en attendaient 780 millions d’euros.
« Les arbitrages rendus ce jour sont très loin des besoins de l’hôpital public et auront pour seul effet de le désarmer », assure dans ce communiqué Arnaud Robinet, président de la FHF, qui demande au gouvernement de ne pas laisser « tomber l’hôpital public ». Un vrai sujet de discussion entre Arnaud Robinet, par ailleurs membre du parti Horizons et le nouveau ministre délégué à la Santé Frédéric Valletoux, ex-président de la FHF et membre lui aussi du même parti.
Par Les Echos Publié le 16 févr. 2024 à 18:19
Guerre en Ukraine. Un accord signé entre Kiev et Paris, la France promet 3 milliards supplémentaires
Les deux hommes se sont rencontrés ce vendredi 16 février 2024 lors d’une conférence de presse à Paris. Emmanuel Macron a annoncé « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire française supplémentaire à l’Ukraine en 2024.
La France et l’Ukraine ont signé ce vendredi un accord bilatéral de sécurité à l’occasion de la venue à Paris du président ukrainien Volodymyr Zelensky, reçu par Emmanuel Macron à l’Élysée. Symbolique à quelques jours du deuxième anniversaire de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Dans ce texte, la France s’engage à fournir en 2024 « jusqu’à 3 milliards d’euros » d’aide militaire « supplémentaire » à Kiev, après un soutien qu’elle chiffre à 1,7 milliard en 2022 et 2,1 milliards en 2023.
https://x.com/E2Villiers/status/1758601540242223442?s=20
Un appui militaire et civil
Ce texte, « conclu pour une durée de dix ans », « comprend des engagements précis, y compris financiers » dans les domaines militaire et civil, selon la présidence française. Il prévoit un renforcement de la « coopération dans le domaine de l’artillerie », ajoute-t-elle sans précisions chiffrées. « Trois milliards d’euros cette année, c’est un résultat conséquent et je tiens à te remercier personnellement », a souligné Volodymyr Zelensky.
La France réaffirme ainsi son soutien à l’Ukraine au moment où cette dernière connaît des difficultés sur le front, tandis que l’aide militaire cruciale des États-Unis est retardée par des batailles politiques au Congrès américain. « Le soutien fourni à l’Ukraine doit notamment l’aider dans le processus d’intégration à l’Union européenne et à l’Otan », estime-t-on à Paris.
Olaf Scholz et Volodymyr Zelensky ont aussi signé un accord de sécurité qualifié d’« historique » par le chancelier allemand qui a assuré sa détermination à soutenir l’Ukraine « aussi longtemps que nécessaire » contre l’agresseur russe.
Ouest France du 16 fevrier 2024 Dupont Aignan Macron Hopital Public Ukraine Macron Hopital Public Ukraine Macron Hopital Public Ukraine